CE QUE J’AURAIS AIMÉ SAVOIR AVANT DE PARTIR…

On y est, Thanksgiving de passé, ce qui nous rapproche encore plus des fêtes de Noël et du mot famille. Aujourd’hui, seize mois se sont écoulés. Il est temps de faire un point et de savoir reconnaitre les moments qui comptent.

Avant de partir j’aurais aimé savoir:

  1. Aller voir ailleurs et ne pas avoir peur de l’inconnu

Quand tu arrives aux USA tu ne t’imagines pas à quel point tu parais minuscule au milieu de nulle part. Tu réalises que tout est grand, qu’il est temps de te donner un coup de fouet et d’aller de l’avant. N’attend personne pour bouger, pour explorer cette ville qui te fais rêver… Bouge et explore, tu n’auras jamais assez d’une vie pour admirer la beauté de ce qui t’entoure. Alors STOP : oui toi, tu es fort, tu peux franchir cette barrière de l’inconnu. Au pire quoi ? Au pire tu te relèvera!

  1. Guide de voyage? NON

Avant de partir tu fais le tour des boutiques à la recherche du meilleur guide de voyage possible et inimaginable. Alors tu en trouves certains détaillés par États, et puis d’autres sur les Etats-Unis en général ou encore gros comme un dictionnaire. C’est que ça fait lourd à trainer tout ça! En plus j’étais tout le temps le nez plongé dedans… Tes idées et envies changeront de jour en jour, de voyages en voyages… NE T’ENCOMBRE PAS AVEC TOUT ÇA. Le jour où tu te sens près à voyager explore alors internet. Il y a définitivement assez de blog, de vlog et autres sur les typiques villes américaines à découvrir…

  1. Laisse-toi du temps

Quand t’arrives dans un pays étranger, parfois, tu te mets beaucoup trop la pression et plus rien ne vas. Non mais attend tu viens de quitter ta VIE, ton train-train quotidien, ta famille, tes amis et peut-être même ton chat! Alors oui à l’arrivée tu te prends une claque et le choc des cultures peut parfois faire peur. Prends le temps de prendre tes marques, de devenir à l’aise avec ton nouveau chez toi, tes nouveaux repères. Relax. Tu as le temps d’être désorienté au début. Et ça tout le monde le comprend!

  1. Ne sois pas gêné

Outch mon accent sonne comme un canard enroué ? Ok c’est pas le top mais au moins tu es arrivé là POUR ESSAYER et POUR PROGRESSER! Pourquoi te prends-tu la tête ? « Oui mais si on ne me comprend pas ? » « Et si je manque de vocabulaire ? » Déjà, avec des « si » moi, perso, je referais le monde! Oui, parler une autre langue sonnera différente et c’est NORMAL. J’aurais aimé que l’on me dise FONCE et PARLE. Parce qu’au final, pratiquer et le meilleur moyen d’en finir avec la ‘génitude’ (pas de commentaires, je sais que ce n’est pas Français ;)). Plus de gène on a dit 😉

  1. Deviens aventurier

On t’as toujours dis que tu étais timide, introvertis, incapable? Oh non j’espère pas à ce point quand même car ce sont plutôt les incapables qui te disent que tu es incapable! Compris? 😉 AnywayConfronte tes peurs, découvre le monde même si tu ne t’en ai jamais senti capable. On se relève de nos propres chutes. Je te garantie que tu y prendra goût. Essayes de partir seul. Sac à dos, itinéraire à la main et fonces. Tu apprendras encore bien plus sur toi-même que ce que tu n’aurais imaginé.

  1. Garde contact

Garde contact avec les gens qui sont précieux. Garde contact avec tous les gens que tu rencontres et enrichie toi de toutes cultures que tu côtoie. On est tous différent et tu deviendras riche de toutes les valeurs que tu partagera avec les autres plutôt qu’avec un million de fringues ou de makeup. Garde contact avec famille et amis loin de toi. Partage avec eux tout ce que tu veux, tout ce qui te fais plaisir mais aussi ce qui te rend triste. Ne garde rien pour toi sinon ton voyage se terminera en regrets et solitude…

  1. Les différences qui font toute la différence…

Ah qu’est-ce que j’aurais kiffé savoir les différences entre la France et les USA. Certaines sont logiques, d’autres folkloriques et d’autres improbables.. J’avais déjà fais une liste ici. Mais laissez moi vous dire…si on savait tout avant de partir, quels seraient les joies du voyage?

  1. La solitude et le mal du pays

Au pair est un métier qui te permet de bouger et de rencontrer pas mal de monde autour de toi. Mais la solitude et les coups de blues arriveront toujours à un moment ou un autre! Parce qu’on est tous humains et que les bons et mauvais jours existent pour tous. Je me sens plus forte qu’avant et malgré un an de passé je pensais avoir vaincu ces sentiments. Mais non. Quand tu es au pair, tu sais que tu as une date de retour. Tu sais que les gens que tu rencontres finiront par partir un jour où l’autre. Alors la solitude peut parfois se faire sentir. Surtout restes entouré et bouges-toi les fesses pour vaincre la solitude. Appelles quelqu’un qui t’es proche. Va prendre un café, un verre de vin, joue à un jeu avec tes host kids, écris, lis un livre, regarde un film, prends des cours d’anglais, de photos, de cuisine, de criminologie, va faire les magasins, des randonnées, conduis…. La vie nous offre assez d’occasion pour s’occuper sois-même ! Cheer-up !

  1. L’amour à distance, ça ne marchera pas

J’aurais voulu réaliser que l’amour à distance ne marche pas. S’expatrier, en tant qu’au pair, pour un job, pour un stage ou n’importe quelle raison, crée une distance mentale qui relève d’un couple solide (peut-être avec quelques bonnes années de vie de couple derrière eux) et d’une confiance absolue. Mais celui qui part vit de nouvelles choses, rencontres de nouveaux lieux, nouvelles cultures, nouvelles personnes et s’ouvre des horizons encore plus grand alors que celui qui reste ne change pas de quotidien. Jalousie, méfiance, difficulté d’échanger entre le décalage horaire et les mentalités qui changent tout se brouille et fini par gâcher ce pourquoi tu étais venu.

MAIS si ça a marché pour vous alors tant mieux hein ! 😉

  1. Le blues du retour

J’aurais aimé savoir que le retour ça se prépare et m’y préparer petit à petit. A vrai dire je ne suis pas encore là de partir mais penser au retour en France me fait peur. Peur d’avoir changé et de retrouver un mode de vie Français qui lui a stagné. Peur de ne plus me retrouver dans mon Pays. Et puis peur de déprimer, de quitter un mode de vie qui me correspondait. La tristesse de laisser ce que j’aurais construis pendant près de 2 ans ici. Cette relation exceptionnelle que j’ai pu avoir avec cette seconde famille qui m’a accueilli avec tout ce qu’ils avaient à donner: leur temps, leur cœur et leur propre vie. Les sentiments seront surement mélangés entre excitation de retrouver ceux qui m’importe le plus et le déchirement de tout quitter…

 

As-tu d’autres choses que tu aurais aimé savoir avant de t’expatrier? Dis-moi tout en commentaire!

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